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Votre stratégie en santé mentale laisse peut-être passer son occasion la plus importante

Écrit par William Houtart· Santé génerale · ·4 min de lecture

Les promoteurs de régime n’ont jamais autant investi en santé mentale. Plus de séances (programme d’aide aux employés, PAE). Des plafonds plus élevés pour l’assurance maladie complémentaire. Des soins primaires virtuels.

Et pourtant, le nombre de réclamations continue d’augmenter. L’absentéisme est en hausse. Les coûts liés à l’invalidité de longue durée ne diminuent pas.

Les investissements sont bien réels. Mais alors qu’est-ce qui ne va pas?

Le cadre qui réoriente l’approche

Pour être efficaces, les stratégies en santé mentale ne doivent pas seulement viser large, elles doivent aussi se diversifier. Imaginez une couverture sous trois angles :

La variété : l’éventail des points d’entrée et des problèmes de santé que couvre votre régime. C’est dans ce domaine que la plupart des organisations ont déployé le plus d’efforts, et c’est bien par là qu’il faut commencer.

L’intensité : un accompagnement adapté à la complexité et à l’évolution des besoins. L’anxiété et la dépression évoluent sur un continuum. Un régime qui vous ouvre une porte ne vous aide pas forcément une fois que vous êtes de l’autre côté.

La fréquence : la constance des soins qui, sur le long terme, change vraiment la donne. Une aide ponctuelle est utile en cas de crise. En revanche, des soins continus et soutenus renforcent la résilience à long terme.

La plupart des régimes gèrent assez bien la variété. Par contre l’intensité et de la fréquence laissent parfois à désirer et c’est là qu’il existe une occasion à saisir.

Quand le parcours de l’employé devient trop complexe

Ce cadre prend tout son sens à la lumière de la réalité quotidienne des employés confrontés à des problèmes de santé mentale au travail.

La reconnaissance — Vous avez l’impression que quelque chose ne va pas. Stress, anxiété, difficulté à dormir. À ce stade, les gens ont besoin d’un accès facile aux renseignements, à des outils d’autoévaluation et à une aide efficace. Ici, la variété joue un rôle déterminant.

L’accès — Ils décident de demander de l’aide. La marche à suivre est-elle simple? Le temps d’attente est-il raisonnable? Savent-ils à qui s’adresser? La variété de services offerts devrait permettre aux gens de franchir cette étape, mais le fait qu’il soit difficile de s’orienter leur fait perdre le fil plus souvent que ne le prévoient les couvertures.

Le traitement — Les gens consultent un thérapeute ou un praticien. Le nombre de séances est-il limité à 10? La couverture prend-elle fin avant que le problème ne soit résolu? C’est là que le manque d’intensité se fait sentir. Pour les troubles qui nécessitent une prise en charge à long terme, comme le TDAH, la dépression complexe et l’anxiété chronique, 10 séances ne suffisent pas. Ce n’est qu’un point de départ.

Le rétablissement durable — Les patients se sentent mieux. Mais sans un accompagnement continu, le risque de rechute augmente. Ici, c’est la fréquence qui laisse à désirer. Sans soutien constant, les résultats obtenus à grand peine s’érodent progressivement.

En analysant votre couverture actuelle à la lumière de ces quatre étapes, vous verrez exactement où elle est efficace et où elle présente des lacunes.

Pourquoi est-ce important à grande échelle?

Selon l’Association canadienne pour la santé mentale, près de 30 % de vos employés auront à faire face à des problèmes de santé mentale à un moment ou à un autre. 14 % des Canadiens souffriront d’un trouble dépressif majeur au cours de leur vie. Un autre 13 % souffrira d’anxiété généralisée.

Et selon le Groupe CSA, les employeurs canadiens absorbent environ 110 milliards de dollars sur les 180 milliards de dollars que représentent les coûts annuels liés à la santé mentale. 

Il ne s’agit pas ici d’une simple question d’avantages sociaux. Mais bien d’une stratégie en matière de main-d’œuvre.

Comment aller de l’avant — en commençant là où vous en êtes

La bonne nouvelle? Pas besoin de tout changer d’un seul coup. Une approche progressive est envisageable et rend ce cadre accessible à toute organisation :

Première étape : Mettre en place une plateforme unifiée avec le PAE et les soins virtuels comme point de départ. Faire en sorte que l’accès y soit simple et le parcours clair.

Deuxième étape : Augmenter l’intensité grâce à des programmes spécialisés destinés aux troubles qui nécessitent un accompagnement à long terme (TDAH, troubles psychiques complexes, maladies chroniques).

Troisième étape — Proposer des soins fréquents grâce à un accès illimité aux thérapies, à des solutions thérapeutiques numériques très attrayantes et à des programmes de prévention de l’invalidité.

À court terme, le regroupement des services peut permettre de réaliser des économies substantielles, qui pourront être réinvesties pour améliorer la qualité et la fréquence des services. À long terme, une stratégie élaborée de manière plus réfléchie réduit votre exposition à l’invalidité de longue durée et vous permet d’obtenir les résultats escomptés.

Améliorer l’accès au soutien en santé mentale est une première étape judicieuse — et pour de nombreuses organisations, c’est une mesure qui a vraiment changé la donne. La prochaine étape : mettre au point une stratégie qui accompagne les employés à chaque étape de leur parcours.

Pour les promoteurs de régime qui réfléchissent à une stratégie plus diversifiée en santé mentale, Maple collabore avec les organisations pour mettre en place des programmes ciblés, fondés sur des données probantes et adaptés aux besoins réels du personnel.

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