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Comment gérer le stress au travail

avril 14, 2022 • read

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Comment gérer le stress au travail

Le marché du logement, les conflits internationaux, les changements climatiques et une pandémie mondiale…voilà autant de facteurs de stress externes qui sont indépendants de la volonté de l’employé moyen. Mais la gestion du stress chronique et la sensibilisation, par l’organisation, aux risques qu’il peut avoir sur la santé sont des domaines sur lesquels il est possible d’exercer une emprise au travail.

De brèves périodes de stress sont tout à fait normales dans presque tous les milieux de travail et elles peuvent même avoir des effets bénéfiques (nous y reviendrons). Cependant, s’il perdure et devient chronique, le stress peut avoir de graves conséquences sur la santé et le bien-être des employés, en plus de miner leur engagement et de nuire à la culture d’entreprise et au bien-être organisationnel dans son ensemble.

Selon des statistiques compilées par l’American Institute of Stress, le travail serait, en moyenne, la principale source de stress. Les points de données révèlent que l’importante charge de travail (46 %), les problèmes interpersonnels (28 %), la conciliation travail-vie personnelle (20 %) et la sécurité d’emploi (6 %) en sont les sources principales.

À cela s’ajoute la COVID-19, qui a nettement influé sur les niveaux de stress professionnel. Selon les conclusions d’un rapport d’Oracle, l’année 2020 a été l’année la plus stressante de tous les temps. Parmi les personnes sondées, 78 % estiment que la pandémie a gravement nui à leur santé mentale, 40 % disent prendre de mauvaises décisions et 90 % concluent que le stress professionnel nouvellement subi influe sur leur vie familiale. Tout cela a donné lieu à des niveaux inédits de dépression (jusqu’à 54 %), d’anxiété (jusqu’à 55 %) et même de stress post-traumatique (jusqu’à 32 %), qui sont d’autant plus exacerbés par les réactions de plus en plus vives à l’égard de la surveillance des employés.

Au Canada, dans le cadre d’un sondage mené en ligne par ADP Canada et Angus Reid, 1 501 citoyens en télétravail se sont fait demander d’évaluer l’expérience vécue pendant la pandémie. Il en ressort que 44 % d’entre eux consacraient plus de temps à leur travail qu’au cours des années qui ont précédé la pandémie. La productivité et la qualité du travail se sont améliorées, mais cette amélioration s’est accompagnée d’une hausse des niveaux de stress (qui sont passés de 34 % à 41 %). De plus, 46 % des employés en télétravail ont ressenti une baisse de motivation.

Ce qui se produit au niveau biologique

Lorsque nous sommes stressés, notre cerveau sécrète du cortisol, ce qui déclenche une cascade de changements dans les systèmes nerveux, cardiovasculaire et immunitaire. Le corps se met alors à orienter l’énergie vers les parties où il en a le plus besoin (ses « postes de combat »), et à réguler à la baisse les activités moins essentielles, comme la digestion.

C’est une stratégie fonctionnelle à court terme qui remonterait à la préhistoire, époque où, face aux dangereux prédateurs, les humains étaient livrés à eux-mêmes. Si le stress peut s’avérer utile sur le coup, des problèmes finissent par surgir lorsqu’il perdure.

Le stress chronique a de nombreux effets. Il peut augmenter la pression artérielle, ce qui, au fil du temps, augmente le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral. De plus, il peut inciter les gens à adopter des comportements malsains pour réduire leur stress : actes irréfléchis, tabagisme, alcoolisme ou mauvaise alimentation (p. ex., grignotage chronique, augmentation de l’apport en glucides, mauvais choix alimentaires). Ils augmentent ainsi leur risque de développer des maladies ou des problèmes graves, comme une dépression.

Mais, quels sont les principaux indicateurs du stress au travail? Les symptômes peuvent survenir à divers niveaux : physiologiques (p. ex., fatigue, maux de tête, problèmes gastro-intestinaux), psychologiques (p. ex., dépression, anxiété, baisse du moral), comportementaux (p. ex., agressivité, perte d’intérêt, sautes d’humeur et irritabilité).

Changer notre relation au stress

Selon l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), « le stress est une réaction à une situation; il ne s’agit pas de la situation réelle. Habituellement, nous ressentons du stress lorsque nous pensons que les exigences d’une situation sont plus élevées que les ressources dont nous disposons pour la résoudre. »

Par exemple, une personne qui se sent à l’aise de prendre la parole en public peut ne pas craindre de donner une présentation, tandis qu’une autre, qui n’a pas confiance en ses capacités, peut éprouver beaucoup de stress au sujet d’une présentation à faire. C’est notre façon de réagir à la situation qui détermine si la réaction de lutte ou de fuite est activée.

Les monologues intérieurs sont une tactique qui a fait ses preuves pour modifier la relation que nous entretenons avec nous-mêmes. Dans le cadre d’une étude publiée en 2014 par le Journal of Personality and Social Psychology, des chercheurs ont mesuré le niveau de stress ressenti par des personnes qui s’apprêtaient à parler en public.

Le premier groupe devait utiliser des monologues intérieurs motivants à la première personne du singulier, par exemple : « Je peux y arriver ». Quant au deuxième groupe, il devait plutôt recourir à la deuxième personne du singulier, par exemple : « Tu peux y arriver ». L’étude a permis de constater que les personnes qui utilisaient des pronoms à la deuxième personne du singulier semblaient avoir une plus grande influence sur leur capacité à réguler leurs pensées, leurs sentiments et leur comportement dans des situations sociales, car ceux-ci leur permettaient de se distancier de la situation stressante.

En outre, pour soutenir leurs employés, les organisations peuvent organiser des séminaires sur le bien-être visant à accroître la motivation de tous ainsi que des séances de méditation, de yoga ou d’exercice de groupe. Ces initiatives peuvent renforcer la culture d’entreprise et permettre aux employés de se libérer tranquillement de leurs pensées, ce qui encourage l’adoption de comportements qui réduisent le stress.

Des études ont démontré que le sentiment de maîtrise que les employés ont à l’égard de leur poste est le facteur le plus important qui influe sur le stress professionnel. L’étude de Whitehall de 1967, qui s’intéressait à la prévalence des maladies cardiovasculaires et aux taux de mortalité chez les fonctionnaires britanniques, a été la première à le faire.

Cette dernière est également venue confirmer la croyance populaire selon laquelle le stress serait moindre chez les directeurs. Toutefois, il est intéressant de noter que des études récentes ont également exploré ce phénomène sur une base individuelle. Selon une étude conjointe menée en 2012 par l’Université Harvard et l’Université Stanford, les personnes qui occupent des postes de direction vivraient moins de stress parce que la promotion à un poste de direction leur donnerait le sentiment d’avoir une plus grande influence dans leurs fonctions. L’ascension professionnelle et la satisfaction ressentie compenseraient les effets des facteurs de stress associés aux fonctions.

Si un mouvement vertical (dans le cadre d’une promotion) n’est pas forcément une solution pour chaque employé ou chaque organisation, il est possible d’accroître la capacité d’un travailleur à gérer son stress en ajoutant un programme d’aide aux employés (PAE) ou en l’invitant à utiliser un tel programme pour obtenir du counseling.

Le bon stress

Il ne faut cependant pas croire que toutes les formes de stress sont mauvaises. L’eustress, un terme plus récent, inventé en 1956 par Hans Selye, un endocrinologue hongrois, est un type de stress qui est positif, utile et motivant. Le mot est dérivé du préfixe grec eu (qui signifie « bon ») et du mot stress; littéralement, il signifie « bon stress ». Contrairement à la détresse, l’eustress motive les gens à travailler avec ardeur, à améliorer leur rendement et à atteindre leurs objectifs malgré les défis qui se présentent.

En faisant la distinction entre le bon stress (eustress) et le mauvais stress (détresse), Selye a su démontrer que le stress, qui est une réaction à un facteur de stress, ne doit pas toujours être associé à des situations négatives.

De ce fait, donner aux travailleurs les moyens de changer leur relation aux situations stressantes est une solution qui contribue à la gestion du stress au travail. Les études démontrent que plus un employé a un pouvoir décisionnel élevé, plus il sera motivé, ce qui se traduira par un meilleur rendement et une plus grande satisfaction au travail.

Être prêt à accepter les défis et à les relever, au lieu de les craindre, permet de renforcer la résilience. La résilience, bien entendu, donne aux employés le sentiment qu’ils peuvent poursuivre les objectifs qui donnent un sens à leur vie, tout en ayant confiance en leur propres forces pour faire face aux facteurs de stress qui les attendent.

Si une personne considère que les facteurs de stress sont surmontables, constructifs et souhaitables, elle peut alors développer une prédisposition à entrer dans un flux :  « l’expérience d’eustress suprême », selon le psychologue Brock Dubbels. Par flux, on entend un état de grande productivité, où une personne est complètement absorbée par une activité, sans avoir conscience de l’environnement qui l’entoure, et connaît ainsi un rendement optimal.

Conclusion 

En mettant en lumière les défis uniques que pose le stress au travail, les organisations peuvent aider les employés à lutter contre les effets du stress chronique et de l’épuisement professionnel et changer les relations que leurs équipes entretiennent avec le stress.

De plus, les organisations ne doivent pas sous-estimer le coût physique associé aux périodes de stress prolongé. Grâce à une solution de soins virtuels de qualité, comme Maple, les employés peuvent consulter des médecins autorisés à exercer au Canada en toute facilité, sans avoir à s’absenter du travail. Les problèmes de santé physique peuvent alors être diagnostiqués plus rapidement, avant qu’ils ne s’aggravent.

Une solution en santé mentale virtuelle comme Mon esprit par Maple peut également offrir un soutien indispensable aux employés qui souffrent de stress. La psychothérapie, la thérapie cognitivo-comportementale et d’autres techniques de counseling aident les employés à prendre des mesures pour faire abstraction des facteurs de stress et trouver des solutions pour en réduire les effets, ce qui, à son tour, renforce la culture d’entreprise, l’engagement des employés, leur état de santé mentale général et la productivité.

Pour offrir des avantages sociaux qui se démarquent, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de notre équipe. En tant que plus grand fournisseur de soins virtuels au Canada, nous nous ferons un plaisir de vous faire profiter de nos connaissances.

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